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Aidants d'aînés - Recherche

De nombreuses études scientifiques traitent des questions liées à l’utilisation des médicaments parmi les aînés et du rôle de leurs aidants naturels. Nous résumons, ci-dessous, quelques renseignements glanés dans la documentation scientifique. Quelques références sont citées pour les personnes qui voudraient mieux connaître l’état de la recherche.

Les aînés et les médicaments

Plus de 75 % des Canadiens âgés ont au moins une maladie chronique et 33 % en présentent trois ou plus1 . La plupart des aînés vivant chez eux prennent des médicaments, généralement de deux ou trois types par jour2 . Les aînés représentent 12 % de la population mais ils consomment jusqu’à 40 % de tous les médicaments prescrits3 .

En moyenne, 50 % des patients ne suivent pas les indications posologiques appropriées4 . L’utilisation problématique des médicaments est souvent la cause de maladies liées à la prise de médicaments et motive entre 5 % et 23 % des hospitalisations5 . La plupart des problèmes sont accidentels et causés par la confusion, l’oubli ou une méprise6 .

Questions liées à l'utilisation des médicaments

Le non-respect d’une thérapie prolongée est un problème très répandu dans le monde, d’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)1 . Ce manque de conformité affecte la santé et entraîne un accroissement des coûts de santé2 .

Dans les années 1990, un Canadien sur cinq consommait des médicaments d’ordonnance tels qu'analgésiques, somnifères, anti-dépressifs et amaigrisseurs. Les gens consomment plus de médicaments à mesure qu’ils avancent en âge3 . Plus récemment, la consommation des médicaments s’est accrue car la durée des séjours hospitaliers a diminué4,5 .

Cela signifie que par rapport au passé, un plus grand nombre de Canadiens considérés comme des cas sérieux utilisent des médicaments en dehors des milieux hospitaliers contrôlés, notamment les aînés frêles et les enfants atteints de maladie chronique.

Par nécessité, les membres de la famille (ou bien les amis ou les voisins) – des femmes pour la plupart – sont les principaux fournisseurs de soins. L’accès à des services de soutien à domicile varie d’une région et d’une communauté à l’autre du pays. L’incidence des admissions et des réadmissions à l’hôpital due à des problèmes évitables liés aux médicaments est considérable6 .

De multiples professionnels fournissent des services de soutien, y compris des intervenant(e)s dans les services d’aide, des infirmières, des physiothérapeutes, des travailleuses et travailleurs sociaux, des responsables de cas et des pharmaciens communautaires7 . Le médecin de famille mis à part, ces fournisseurs de soins et services communautaires sont la seule source d’information pour les aidants naturels.

Pourtant, moins de 10 % des intervenant(e)s du réseau constitué de la santé ont une formation qui les prépare à travailler de concert avec des aidantes et aidants « informels ». Et cela, malgré le fait que 76 % des aidants naturels souhaitent être mieux informés ou qu’ils recherchent des conseils ou une formation sur la prestation des soins et les ressources communautaires8 .